HISTOIRE DE DAMBO OH KÖBANGA
Bienvenue à Dambo oh Köbanga un village hospitalier vous pouvez tout savoir sur lui.
https://youtu.be/hv3a4-bpyhc?feature=shared
I) - SITUATION GÉOGRAPHIQUE DE DAMBO OH KÖBANGA
Dambo est un village situé en Afrique de l’Ouest, en République de Guinée (Conakry), plus précisément dans la préfecture de Guéckédou, dans la sous-préfecture d’Ouendé-Kènèma, au sein du district de Woundédou.
Le village est délimité :
-
à l’ouest par Kamassadou et une partie de Lèwa,
-
à l’est par Condya et une partie de N’gomadou,
-
au nord par Lèwa et une partie de Woundédou,
-
au sud par Bamba,
-
au sud-ouest par Gbôndôma et Soffédou.
Dambo est situé non loin de la frontière avec la Sierra Leone. Depuis Dambo, il faut parcourir environ un kilomètre pour atteindre Makona, au port de Bamba ou encore au port de Bèyadou.
Ce village peut être localisé sur Google Maps, sous les noms "Dambo Ouendé" ou "Dambo Oh Köbanga".
📹 Vidéo disponible ici :
https://www.facebook.com/share/v/19HVYSB3Ni/?mibextid=WC7FNe
Dambo Oh Köbanga - 2016
II) - L’HISTOIRE DE DAMBO OH KÖBANGA
Le fondateur originel de Dambo n’est pas connu avec certitude au XIXe siècle. Il n’a laissé ni écrits ni images, à une époque où il n’existait ni écriture ni photographie pour immortaliser ses œuvres ou son apparence.
Cependant, d’après les récits transmis oralement, un de nos ancêtres, le vieux Faya N’POUILLE KAMANO, serait venu s’installer à Dambo avec sa femme Millan vers 1805. Leur origine reste inconnue. Ils ont eu de nombreux enfants, mais seuls deux noms ont été retenus dans la mémoire collective : Faya KÔBANGA KAMANO (mon homonyme) et Yawa.
Yawa est la mère du père de Saa Abel, plus connu sous le nom de Bangallo, et également la grand-mère de Saa Kollo, à travers Yawa, qui pratiquait la poterie. Elle eut de nombreux enfants, mais seuls deux sont connus, qui portent le nom de famille Millimouno. Elle est décédée à Dambo aux alentours de 1987.
Faya Kôbanga Kamano, né vers 1886 à Dambo, est reconnu comme le principal héros, père fondateur et figure emblématique du village. C’est en son honneur que le village porte aujourd’hui le nom de Dambo Oh Kôbanga.
Homme respecté et influent, Faya Kôbanga Kamano était polygame. Il épousa plusieurs femmes, dont :
-
Maa Gbodo Moussou
-
Finda Phô
-
Gboley
-
Sia Bouaima Tolno
De ces unions naquirent de nombreux enfants. Parmi eux, les plus connus sont :
-
Saa Dambo, dit Sage, et Makén, dont la mère était Finda Phô, originaire de N’Gomadou
-
Aly M’Boka, Sönah Sogalo,(mère de Tonton et Saa Kadaffi), issus de Gboley
-
Saa Dounty, Tamba Soullô, Faya Yattô, Fara Mômndo, Koumba Ndoullo, Sia Billo et Gnouma Koyo, enfants de Sia Bouaima Tolno
![]() |
| Sia Bouaima Tolno 2011 |
Originaire de Gbamdou, dans la sous-préfecture de Nongoa, Kôbanga a marqué l’histoire de Dambo. Il vivait entouré de plusieurs personnes, dont N’Koleyma, un vieux guerrier reconnu comme le défenseur culturel et politique du village.
Aux côtés de Kôbanga s’est installé l’ancêtre des Tolno, le père de Sankènè et de Lamine, surnommé Fallo Sièyé. Sankènè a engendré plusieurs enfants, dont Aly Toundo, Saa Bètho, Saa Kréva, Tamba Nicola, Yawa, etc.
Kôbanga a passé toute sa vie à Dambo. Il est décédé après avoir atteint l'âge vénérable de plus de 100 ans, vers 1984, dans son village natal.
Répartition sociale à Dambo
Le village de Dambo est structuré autour de trois grands groupes d’ascendants :
-
Les Kamano
-
Les Tolno
-
Les Millimouno
Cependant, dans la tradition, Dambo appartient aux descendants de N’Pouillé, c’est-à-dire à Kôbanga, et donc principalement à la lignée des Kamano, jusqu’à nouvel ordre.
Les Millimouno sont historiquement reconnus comme les descendants d’anciens esclaves et gendres de Kôbanga. Ils jouent également un rôle essentiel en tant que sacrificateurs traditionnels du village. En effet, selon la tradition kissienne, chaque village devait, avant d’être habité, enterrer un être humain vivant comme sacrifice, afin d'assurer le bonheur et la prospérité des futurs habitants.
C’est la famille de Bankallo, gendre de Kôbanga, qui s’est sacrifiée pour Dambo. Par cet acte, ils ont reçu une place honorifique dans l’ordre social traditionnel : accès à la terre, reconnaissance, respect. Dans la tradition kissienne, ces familles sont appelées « chyoa i lonndo », c’est-à-dire ceux qui se sont sacrifiés pour les autres.
Malheureusement, la descendance de cette lignée s’est fortement réduite. L’un des derniers descendants, aujourd’hui stérile et sans enfant malgré son âge avancé, laisse craindre l’extinction de cette branche familiale. La communauté s’interroge désormais : pourra-t-il un jour avoir des enfants pour perpétuer cette lignée à Dambo ? Hélas, il n’est même pas encore en mesure de se marier…
🎥 Découvrez ci-dessous la vidéo réalisée par les enfants de Dambo Oh Kôbanga :
👉
DAMBO comediens 2020
III – ORGANISATION SOCIOCULTURELLE DE DAMBO
Les habitants de Dambo ont longtemps veillé à organiser une structure sociopolitique cohérente pour diriger la population, assurer la cohésion sociale et promouvoir l’éducation de leurs enfants.
➤ Période de 1992 à 2000
-
Chef de secteur : Tamba Soullô Kamano
-
Chef de la jeunesse : Gnouma Koyo Kamano
-
Cheffe des femmes : Koumba Mady
Leur mandat a débuté dans la stabilité, mais avec le temps, leur gouvernance a suscité le mécontentement de la population. Des conflits internes ont mené à leur chute et à leur remplacement.
➤ Période de 2002 à 2008
-
Chef de secteur : Aly M’Boka Kamano
-
Chef de la jeunesse : Aly Toundo Tolno
-
Cheffe des femmes : Yawa Woundédou
Au début, leur gestion fut jugée positive. Toutefois, des désaccords persistants entre les membres de la direction ont conduit à leur démission collective.
➤ Période de 2009 à 2016
-
Chef de secteur : Faya Yattô Kamano
-
Chef de la jeunesse : Saa Élie Massa Kamano
-
Cheffes des femmes : Gbôdo et la mère de Sièlou
Cette période est considérée comme un âge d’or pour Dambo. Sous leur leadership, plusieurs réalisations majeures ont vu le jour :
-
Ouverture de routes inter-villageoises
-
Accès à l’eau potable
-
Propreté du village
-
Meilleure discipline des citoyens
-
Promotion de la notoriété du village
-
Amélioration de la sécurité sociale
Ils ont également engagé des luttes pour la récupération des terres ancestrales. En 2010, un conflit territorial éclata avec Soffédou, mais aucune solution définitive n’a encore été trouvée. Des tensions similaires existent toujours avec N’Gomadou, notamment concernant le bas-fond, sans issue claire à ce jour.
➤ Depuis 2016 à nos jours
-
Chef de secteur : Tamba Kabasing
-
Chef de la jeunesse : Faya Mendéa
-
Cheffe des femmes : Finda Satta
Toutefois, une crise survint lorsque Faya Mendéa, chef de la jeunesse, fut accusé d’avoir eu une relation amoureuse inappropriée avec sa marâtre épouse de Faya Yattô, Satta Kamasadou, une figure respectée du village. À la suite de cette grave dispute, Mendéa fut contraint à l’exil à Siguiri.
Les Damboas et la Cohésion Sociale
Les habitants de Dambo ont su instaurer une solide maîtrise des comportements individuels et collectifs. Cette harmonie sociale vise principalement à prévenir les conflits et à garantir la paix durable dans leur petit village. Cette régulation sociale est un pilier fondamental de leur stabilité communautaire.
IX – DÉVELOPPEMENT SOCIO-ÉCONOMIQUE DE DAMBO OH KÔBANGA
Dambo occupe une place significative dans le développement socio-économique non seulement de la Guinée, mais aussi, par extension, de l’Afrique et du monde. Cela s’explique par l’importance accordée à l’éducation des enfants, qui a permis à ces derniers de s’intégrer dans divers secteurs de la société, sans obstacles majeurs.
Les enfants de Dambo sont devenus des acteurs clés du progrès. Aujourd’hui, il n’existe presque aucun métier en Guinée dans lequel un enfant originaire de Dambo ne s’illustre. Ce dynamisme augure un avenir où Dambo sera perçu comme un véritable foyer de savants.
Pour les jeunes qui n’ont pas pu accéder à l’école ou à une formation professionnelle formelle, ils excellent dans les métiers traditionnels et vitaux :
-
Agriculture
-
Chasse
-
Pêche
-
Élevage
Grâce à cette diversité d’activités, Dambo a atteint l’autosuffisance alimentaire.
Aujourd’hui, on y trouve des :
-
Menuisiers
-
Forgerons
-
Maçons
-
Tailleurs
-
Étudiants
-
Médecins
-
Et bien d'autres professionnels compétents
Quelques acteurs remarquables d’origine Dambo au sein de la société :
Né en 1991 à Guéckédou, fils de Faya Yatto et Finda Fouadou, Tamba Pierre montra très tôt un esprit curieux et une volonté d’apprendre un métier. Il choisit initialement la forge comme première activité artisanale. Mais après quelques années d’apprentissage, il décida en février 2006 de quitter le village pour se consacrer à un autre domaine : la couture.
Déterminé, il s'engagea dans une formation à durée indéterminée pour acquérir de solides compétences dans ce métier. En 2012, il poursuivit sa formation à Monrovia (Liberia) pour renforcer ses performances techniques. Dès 2013, il devint autonome et prit en charge une équipe de 30 apprentis, devenant ainsi maître couturier.
En septembre 2019, il est reconnu comme l’un des artisans les plus respectés de sa communauté. Le fruit de Dambo, comme on l’appelle affectueusement, est aujourd’hui un serviteur exemplaire de la cité de Ouendé Kènèma.
2) Saa Isaac Kamano
Né en octobre 1999 à Guéckédou, Saa Isaac est le fils de Faya Yatto et de Koumba N’Gomadou. En octobre 2015, il quitta Dambo pour poursuivre ses études secondaires à Conakry, la capitale guinéenne.
Grâce à sa détermination, il réussit son brevet d'études en 2018. Actuellement élève au lycée SE, il suit en parallèle une formation professionnelle en informatique dans un centre de prestation, où il apprend :
-
La photocopie
-
La reliure
-
La dactylographie
-
La saisie informatique
-
La plastification, etc.
Son courage, son respect des autres et son amour du travail bien fait, quel qu’en soit le domaine, lui permettent de mener une vie autonome et prometteuse. Il réside actuellement à Conakry. Dernières nouvelles datées de décembre 2019.
3) Émil TOLNO
Né en 1994 en Guinée, Émil KTOLNO est le fils de Saa Fakaly et de Touwö Kamano. Il est le neveu des Kamano de Dambo, mais son village d’origine est Koudou, situé dans la sous-préfecture de Koundou-Lénkobèngkou.
Très jeune, Émil a vécu longtemps à Dambo Oh Kôbanga, où il s’est engagé dans les travaux champêtres pour venir en aide à ses parents. Son père, ayant subi une intervention chirurgicale, ne pouvait plus exercer de tâches physiques exigeantes. Émil prit alors ses responsabilités avec courage et dévouement.
À la fin de l’année 2014, il prit la décision de partir pour apprendre un métier : la maçonnerie. Après cinq années d’apprentissage intensif, il devint, à seulement 20 ans, un maître maçon reconnu, l’un des meilleurs de sa génération.
Son sérieux, son honnêteté et sa vision claire de l’avenir lui ont permis de réaliser un rêve important : en 2019, il a construit une maison de trois chambres et un salon pour sa famille.
Un jeune modèle de réussite, travailleur et soucieux de son avenir.
Actualité : août 2019 – Que Dieu l’accompagne dans tous ses projets !
4)Faya KôbangaII Kamano👇
Né à Gueckédou le 21 août 1992, fils de Yattoh et de Sia Fanta Yombouno, il est diplômé en linguistique de l'Université Général Lansana Conté de Sonfonia (Conakry).
Auteur de ce document, il prie Allah, le Tout-Puissant, de lui accorder tout ce qu’il désire dans la vie. Il implore également Dieu pour la protection de son continent, de son pays, de son village, de sa famille et du monde entier.
Il confie ses parents à Dieu pour l’éternité, et espère que sa prière soit exaucée.
5) Fara Sam Kamano
Né le 1er janvier 1994 à Gueckédou, fils de Faya Yatto et de Sia Fanta Yombouno, Fara Sam Kamano (F.S.K) a grandi au sein de sa famille dans des conditions difficiles. Sa mère, Fanta, était partiellement rejetée par son mari, et F.S.K a vécu une enfance pénible.
En 2003, il supplia son père de l’inscrire à l’école, mais essuya un refus. Ne se décourageant pas, il tenta seul sa chance en se joignant un jour aux élèves de l’école primaire de Woundedou, entrant en classe de 2e année. Malheureusement, ce jour-là coïncidait avec une évaluation orale. Il fut le troisième élève interrogé, mais n’ayant jamais mis les pieds à l’école auparavant, il ne connaissait même pas l’alphabet ou les chiffres de base.
L’enseignant le punit sévèrement. Traumatisé par cette première expérience, il abandonna l’idée de fréquenter l’école.
Il retourna à la maison pour aider sa famille dans de petites tâches, notamment la pêche, la chasse, et l’agriculture. En octobre 2009, il quitta le village pour rejoindre son oncle maternel, Fara Daniel Yombouno, à Léro, dans la préfecture de Siguiri.
À son arrivée, il envisagea d’apprendre la mécanique, mais changea d’avis quelques mois plus tard pour se former en soudure. Après 5 années de formation, il devint maître chaudronnier. Il fit son stage professionnel à la Société Minière de Dinguiraye (LMD) et fut embauché en juillet 2018 comme chaudronnier qualifié.
Aujourd’hui, il est capable de réaliser certains de ses rêves d’enfance grâce à son travail, son acharnement, et sa foi.
Que Dieu l’accompagne pour son bien-être et son avenir.
Les maisons construites par Fara Kamano de 2018 à 2019
6) Gnouma David Kamano
Né le 03 avril 2000 à Gueckédou, en République de Guinée, fils de Faya Yatto et de Sia Fanta Yombouno, Gnouma David, surnommé Gnouma Yombouno, a grandi auprès de ses parents.
Il effectua sa scolarité de la 1ère année jusqu’au collège. Toutefois, arrivé à l’adolescence, il connut une période difficile, marquée par le manque de soutien moral et matériel. Submergé par les vices de la jeunesse, il déclara avoir été victime de sorcellerie, ce qui, selon lui, aurait affecté sa volonté et ses capacités. Il fut alors contraint d’abandonner ses études au niveau de la 8e année.
En 2017, il prit la décision courageuse de changer de voie et se lança dans l’apprentissage d’un métier moderne : la soudure, auprès de son frère aîné Fara Sam Kamano, à Léro, dans la préfecture de Siguiri.
Il débuta son apprentissage le 03 mars 2018, faisant preuve d'une intelligence remarquable, d'un grand courage, et d'une discipline constante jusqu’à la fin de sa formation en septembre 2024.
En parallèle, il développa des activités économiques autonomes, telles que la vente de chaussures et la conduite de motos-taxis, afin de soutenir ses besoins et renforcer son autonomie financière.
En janvier 2021, il se maria et, le 1er octobre 2021, il devint père d’un garçon nommé Saâ Kôbanga Kamano, en hommage à ses ancêtres.
Gnouma David KAMANO juin 2019
7) Aly Timothée Kamano
Né le 31 janvier 2010 à Gueckédou, fils de Faya Yatto et de Sia Fanta Yombouno, Aly Timothée Kamano n’a pas encore eu l’opportunité de connaître les habitants de son village, Dambo, car après sa naissance, il quitta le village à l'âge de un an et quelques mois.
Sa famille s’installa à Monrovia, au Liberia, en septembre 2012. Ils retournèrent ensuite vivre à Léro, puis à Gueckédou en 2013, suite au décès de son grand-père maternel, Samy Yombouno.
Aly Timothée passa ensuite son enfance à Fouadou de 2014 à 2016. Par la suite, il retourna à Léro dans la préfecture de Siguiri. Il passa également ses vacances à Conakry en 2019.
En 2019, il était élève en 3e année, continuant son parcours scolaire avec assiduité.
Les enfants de Dambon souvenir août 2015
![]() |
| Enfants de Dambo août 2015 Le Bas-fond sur lequel Dambo et N'gomadou se disputent actuellement débuter en 2018. Vous trouverez les détails audio en Kissi dans un lien |
![]() |
| Le Bas-fond retirer par Soumaïla |
![]() |
| Koumba Djènèba Millimouno ET Tewa Aissatou Kamano 2016 |
8) Sia Hamy Kamano
Née le 17 septembre 1996 à Gueckédou, fille de Faya Yatto et de Yombouno Sia Fanta, Sia Hamy Kamano passa son enfance à Dambo.
En 2002, elle traversa la rivière Makona pour être élevée en Sierra Leone par un réfugié qui, en reconnaissance des bienfaits de son père, Yatto, souhaitait lui rendre hommage en s'occupant de sa fille. Cependant, pendant cette période, elle ne put acquérir de métier.
En 2008, la famille prit la décision de la récupérer et de la ramener à Dambo. Après six mois de repos, un membre de la famille, vivant au Liberia, décida de l’amener à Monrovia. C’est là qu’elle passa son adolescence et qu’elle vit actuellement.
![]() |
| Sia Hamy Kamano né le 17/09/1997 |
![]() |
| Sia Hamy et son Frère Köbanga Kamano |
9) Aly Bernard Kamano
Né le 29 octobre 1996 à Gueckédou, fils de Faya Yatto et Tewa Sitta Kamano, Aly Bernard Kamano commença à travailler dès son jeune âge dans un garage de mécanique. Après plus de 10 ans d'apprentissage, il a su se forger une carrière dans ce domaine.
Aujourd'hui, malgré les difficultés rencontrées, il est soutenu par sa femme et son enfant. Leur présence l'encourage à persévérer et à continuer à apprendre et à se perfectionner dans son métier.
![]() |
| Aly Bernard Kamano né vers 1996 Apprenti mécanique résidant à Ouendé kenema |
10) Koumba Jeannette Tolno (Grand-mère)
Née vers 1956 à Gueckédou, Koumba Jeannette Tolno est l'une des personnes les plus courageuses de sa génération.
De 1990 à 2015, elle s'engagea dans le commerce pour subvenir aux besoins de ses enfants. Grâce à son courage et à sa générosité, ses enfants sont aujourd'hui parmi les personnes les plus heureuses.
C'est grâce à elle que moi, qui vous parle, ai pu réussir et être là aujourd'hui. En plus de son rôle de mère et de commerçante, elle est également chanteuse et dirigeante de l’église, ayant servi le Seigneur Jésus-Christ pendant plus de 30 ans.
Je prie pour sa longévité, sa santé, son bonheur et la paix de son cœur ❤️. Elle a été le pilier central qui a contribué à la construction de mon avenir professionnel. Que Dieu soit avec toi, Maman Jeannette. TOLNO, Koumba Fènè, Solodounö Amine 🕊️🐦.![]() |
| Grand-mère Jeannette Tolno |
11) Gnouma Fodé Kamano
Né vers 1989 à Gueckédou, fils de Faya Yatto et Tewa Sitta Kamano, Gnouma Fodé Kamano a suivi ses études de la première année jusqu’au lycée. Cependant, il se heurta à des difficultés lorsqu’il échoua à deux reprises au baccalauréat entre 2016 et 2017. Découragé par ces échecs répétés, il abandonna ses études et retourna au village pour apprendre un métier.
Aujourd'hui, il évolue dans le domaine de la médecine, travaillant dans une clinique. Il est également père d'un enfant et réside à Ouendé Kènèma.
Actuellement, les dernières nouvelles datent de décembre 2019.
![]() |
| Gnouma Fodé Kamano |
12) Faya Lazare Kamano
Né vers 1984 à Gueckédou, Faya Lazare Kamano est le fils de Faya Yatto et de Tewa Sitta Kamano. Choisi par son père pour apprendre le métier de menuisier en héritage, il a su s’impliquer dans cette voie et aujourd'hui, il est un maître menuisier accompli.
Il est marié à plusieurs femmes et est père de 8 enfants.
![]() |
| Faya Lazare Kamano |
![]() |
| Sia Élisabeth Kamano |
à Gueckédou
![]() |
| Tewa Sitta Kamano Vit actuellement à côté de sa grande sœur à Monrovia 👉 (Liberia) |
Téwa Aïsstou Kamano
Née en 1993 à Gueckédou, Téwa Aïsstou Kamano a grandi en Sierra Leone (Kangama) jusqu'à l'âge de 12 ans, où elle vivait avec un partenaire de son père. Après quelques années de chômage, elle est retournée dans son pays d'origine.
Elle a alors intégré un atelier de couture pour apprendre le métier. Grâce à son courage et sa détermination, elle est aujourd'hui indépendante.
![]() |
| Téwa Aïssatou Kamano |
V- La Culture de Dambo
Dambo occupe une place importante sur le plan culturel. Les enfants de Dambo ont grandi en découvrant une multitude de cultures, à la fois traditionnelles et modernes. Les mœurs, les coutumes et la tradition sont profondément respectés et préservés au sein de la communauté.
La forêt sacrée
![]() |
| La sortie dans la forêt sacrée |
La Forêt Sacrée de Dambo
La forêt sacrée de Dambo occupe une place centrale dans la culture et les croyances de la communauté. Ce lieu, à la fois mystique et vénéré, est un symbole profond de la connexion spirituelle entre les habitants de Dambo et leurs ancêtres. Elle est considérée comme un espace où les forces spirituelles sont présentes, un lieu de méditation, de réflexion et de rite religieux.
Rôle religieux et spirituel
La forêt sacrée est souvent utilisée lors de cérémonies religieuses et de rituels traditionnels. C'est là que les anciens se rassemblent pour prier, rendre hommage aux ancêtres, et communiquer avec les esprits. Les sacrifices et les offrandes sont faits pour assurer la prospérité, la santé et le bien-être de la communauté.
La préservation de la tradition
En plus de sa dimension spirituelle, la forêt sacrée est également un lieu de transmission culturelle. Les jeunes générations y apprennent l'histoire, les légendes et les enseignements traditionnels de leurs ancêtres. Ce lieu permet de maintenir vivante la mémoire collective de Dambo et d'assurer la préservation des coutumes à travers les âges.
Un lieu interdit aux profanes
L'accès à la forêt sacrée est souvent restreint. Seuls les membres initiés ou les personnes ayant une autorisation particulière peuvent pénétrer dans cet espace sacré. Cette restriction vise à protéger l'intégrité spirituelle de la forêt et à éviter les profanations. Les rites qui s'y déroulent sont soigneusement préservés et sont parfois secrets, transmis uniquement aux élus ou à ceux jugés dignes.
Un symbole de l'harmonie avec la nature
La forêt sacrée représente également l'harmonie entre l'homme et la nature. Elle est un espace naturel préservé, souvent riche en végétation et en biodiversité, où la faune et la flore sont respectées. C'est un lieu où la communauté trouve son équilibre, rappelant l'importance de la cohabitation avec l'environnement et du respect de la nature.
La forêt sacrée de Dambo, en tant que lieu de spiritualité, de tradition et de respect de la nature, joue un rôle fondamental dans la culture locale et continue de marquer l'identité du village à travers les générations.la forêt sacrée s’effectue dans l’intervalle de 5 ans après et l’initiation se fait très bien dans les conditions sacrées et traditionnelles dans un endroit isolé où les femmes et les profanes n’ont pas accès, pour une durée plus ou moins de trois (3) mois.
La forêt sacrée de Dambo, dans son rôle clé de lien spirituel et de préservation culturelle, est régie par des règles strictes qui garantissent la pureté et la sacralité des rituels qui s'y déroulent. En effet, cette initiation se déroule dans un intervalle de 5 ans, marquant ainsi des périodes rituelles régulières et hautement symboliques pour la communauté.
Rituels et Cérémonies dans la Forêt Sacrée de Dambo
La Fréquence des Initiations
Les initiations dans la forêt sacrée de Dambo ne se font qu'à intervalles réguliers, généralement tous les 5 ans. Cette périodicité symbolise un cycle naturel et spirituel, permettant de renouveler et de transmettre les savoirs ancestraux à chaque génération. C'est une tradition qui repose sur une continuité, où chaque initié apprend non seulement des rites anciens, mais également des valeurs fondamentales pour le village.
L'Accès Exclusif et les Restrictions
Les initiations se font dans un endroit isolé, soigneusement choisi dans la forêt, où l'environnement naturel et spirituel reste intact. Ce site est réservé uniquement aux initiés, et l'accès y est strictement interdit aux femmes et aux profanes. Cette séparation entre le monde des initiés et celui des autres membres de la communauté a une signification profonde : elle souligne l'importance de l'exclusivité spirituelle et de la protection des savoirs secrets.
Durée et Conditions de l'Initiation
Les rituels d'initiation dans la forêt sacrée peuvent durer jusqu'à trois mois. Pendant cette période, les jeunes initiés sont soumis à des épreuves spirituelles et physiques rigoureuses qui ont pour but de renforcer leur caractère, leur savoir-faire et leur connexion spirituelle. Les épreuves sont conçues pour purifier l'âme et l'esprit, préparer les individus à devenir des leaders, des sages, et des conservateurs de la culture dans la communauté.
Le Rôle des Anciens et des Initiateurs
Les anciens, gardiens des traditions, jouent un rôle crucial dans ce processus. Ce sont eux qui supervisent les initiations, transmettent les savoirs ancestraux, et instruisent les jeunes sur les rituels, les coutumes et les lois sacrées de la communauté. Leur rôle est d'assurer que les initiés reçoivent l'éducation spirituelle nécessaire pour prendre des décisions éclairées dans la vie communautaire.
Un Lieu de Transformation Spirituelle
La forêt sacrée, par son isolement et ses règles strictes, est perçue comme un espace de transformation spirituelle. Les jeunes qui y sont initiés en ressortent profondément changés, porteurs de nouvelles responsabilités, mais aussi d'une sagesse qu'ils devront appliquer dans leur vie quotidienne. Ce processus renforce le lien social entre les membres de la communauté et leur identité collective.
Les avantages de cette pratique d'initiation dans la forêt sacrée de Dambo sont nombreux et touchent plusieurs aspects de la vie individuelle et collective des initiés. Voici un développement des bénéfices que cette tradition procure à la communauté :
1. Acquisition de Savoir et de Connaissance
L'un des principaux avantages de l'initiation dans la forêt sacrée est l'acquisition de connaissances profondes concernant la tradition et la spiritualité du village. Les initiés sont formés aux mœurs, coutumes, et rituels sacrés. Cette formation leur permet non seulement de mieux comprendre les valeurs culturelles de leur communauté, mais aussi de jouer un rôle clé dans la préservation et la transmission de ces savoirs.
2. Formation au Leadership et à la Responsabilité
L'initiation dans la forêt sacrée prépare les jeunes à devenir des leaders dans leur communauté. Cette formation leur apprend à être responsables, à prendre des décisions éclairées, et à gérer des situations de manière juste et équitable. Ils apprennent à assumer des rôles tels que chefs de famille, guerriers spirituels ou encore conseillers. Ils sont ainsi formés à la gestion de conflits et à la préservation de l’harmonie au sein de la communauté.
3. Développement de la Sagesse et de l'Intelligence
Au-delà de la connaissance pratique, l'initiation accorde une sagesse particulière qui permet à l'individu de prendre des décisions justes et équilibrées. La sagesse est perçue comme un don qui vient avec l’expérience et l’apprentissage des traditions. L’initiation forge des caractères humains, dévoués à l’intérêt commun, tout en cultivant un sens aigu de la justice et de la morale. Les initiés sont en quelque sorte formés à être des modèles de comportement pour la société.
4. Acquisition de Pouvoirs Métaphysiques
L'initiation dans la forêt sacrée ne se limite pas à un simple apprentissage des rites et coutumes ; elle confère également des pouvoirs métaphysiques à ceux qui la subissent. Ces pouvoirs sont souvent symboliques, mais ils sont vus comme essentiels pour la protection spirituelle de l'individu et de la communauté. Les initiés sont dotés de capacités de guérison, de prophétie, ou encore de protection contre les forces négatives ou les malédictions. Cela renforce leur prestige et leur autorité au sein du village et leur permet d'intervenir dans des situations critiques.
5. Préparation à l'Indépendance et à l’Autonomie
L'initiation inculque également la notion d'autonomie. Les jeunes qui passent par ces rituels apprennent à subvenir à leurs propres besoins et à gérer leurs affaires personnelles. Ils sont formés à devenir indépendants, en acquérant des compétences pratiques, telles que la gestion des terres, la chasse, ou encore la construction, qui sont des activités essentielles dans la société de Dambo. Cette indépendance leur permet de prendre des décisions personnelles en fonction des principes appris dans la forêt sacrée.
6. Renforcement du Lien Social et de l'Identité Collective
L'initiation joue un rôle crucial dans le renforcement du lien social au sein de la communauté. Les initiés sont non seulement formés à leur indépendance, mais ils sont aussi unis dans une identité collective. Ils partagent des expériences et des épreuves communes qui renforcent leur solidarité et leur appartenance à la culture Damboa. Cela crée un sentiment d'unité qui transcende les générations et assure la pérennité des traditions.
7. Préparation à l'Adulte et à la Vie de Famille
L'initiation prépare aussi les jeunes à leur futur rôle de chef de famille. Ils apprennent à prendre soin des leurs, à organiser la vie de famille, et à élever leurs enfants selon les valeurs traditionnelles. Cette préparation fait d'eux des piliers solides pour la famille et la communauté, capables de transmettre des valeurs positives et de veiller à l'éducation des futures générations.
Conclusion
En résumé, l'initiation dans la forêt sacrée de Dambo offre aux jeunes initiés une formation complète qui va au-delà de l'apprentissage des traditions. Elle leur permet de grandir spirituellement, de développer des compétences pratiques et de devenir des leaders responsables au sein de la communauté. Ce processus enrichit non seulement les individus, mais aussi l'ensemble du village, en garantissant la continuité des traditions et en favorisant l'émergence de personnes sages, indépendantes et respectées, capables de guider la société dans un esprit de justice, de solidarité et de respect des ancêtres.
Les cérémonies de la forêt sacrée![]() |
| Djè BèDo Toomaa |
Bien que l'initiation dans la forêt sacrée de Dambo ait de nombreux avantages, il existe également des inconvénients associés à cette pratique. Ces inconvénients, bien que partiellement liés aux conditions sociales et économiques du village, peuvent avoir des conséquences graves pour les individus et la communauté. Voici les principaux inconvénients de cette pratique traditionnelle :
1. Entraînement à la Pauvreté et à la Dépendance Économique
L'une des principales critiques de l'initiation dans la forêt sacrée est qu'elle peut entraîner une dépendance envers des pratiques et des croyances anciennes, parfois au détriment des possibilités économiques modernes. Les jeunes initiés, bien qu'ils acquièrent des compétences de leadership et de spiritualité, sont parfois limités dans leurs choix professionnels ou dans l'accès à l'éducation moderne, ce qui peut renforcer des cycles de pauvreté et de dépendance à des modes de vie traditionnels qui ne sont plus adaptés aux exigences économiques du monde contemporain.
2. Isolément et Manque d'Accès aux Opportunités Modernes
L'initiation se fait dans un lieu isolé, loin des centres urbains et des opportunités d'éducation ou de formation professionnelle modernes. Cela empêche souvent les jeunes initiés d'avoir accès aux échanges culturels et éducatifs qui pourraient leur permettre de développer des compétences modernes comme l'informatique, la gestion ou même des métiers spécialisés dans des domaines comme la médecine ou la technologie. En conséquence, certains jeunes peuvent manquer d'opportunités pour s'adapter à un monde de plus en plus globalisé et connecté.
3. Renforcement des Inégalités de Genre
La pratique de l'initiation est souvent un domaine principalement réservé aux hommes, avec des femmes généralement exclues des rituels et des enseignements qui y sont associés. Cela renforce la discrimination de genre et peut conduire à des inégalités dans les possibilités d'accès à des rôles de leadership ou de pouvoir. Bien que certaines femmes puissent trouver des moyens de participer à d'autres formes d'enseignement, elles restent souvent en marge de la culture traditionnelle dominante, ce qui peut limiter leurs opportunités sociales et économiques dans la société.
4. Détournement des Jeunes de l'Éducation Formelle
L'initiation occupe souvent un espace considérable dans la vie des jeunes, parfois au détriment de leur éducation formelle. L'apprentissage dans la forêt sacrée, bien qu'il soit riche en enseignements culturels, peut être long et difficile à concilier avec l'école. Cela conduit souvent à des jeunes qui ne finissent pas leurs études et qui manquent de diplômes ou de qualifications professionnelles, les laissant avec peu de chances d'accéder à des emplois bien rémunérés et à une autonomie économique.
5. Renforcement de la Stagnation Sociale
Bien que l'initiation dans la forêt sacrée soit censée former des leaders pour la communauté, elle peut aussi entraîner un stagnation sociale, où les jeunes sont formés dans un cadre strictement traditionnel, sans ouverture sur les innovations sociales et économiques modernes. Cela peut conduire à une résistance au changement et à une certaine fermeté d'esprit, entravant ainsi le développement global de la communauté qui pourrait bénéficier de l'intégration de nouvelles idées et technologies.
6. Effet de Conformisme
Le respect absolu des traditions et rituels sacrés peut également conduire à une forme de conformisme excessif, où les jeunes initiés se sentent obligés de suivre les règles et pratiques anciennes, même si elles sont inadaptées ou même préjudiciables aux réalités actuelles. Cela peut limiter leur capacité à s’adapter à des réalités sociales et économiques changeantes, leur imposant des limites qui ne leur permettent pas de saisir toutes les opportunités du monde moderne.
7. Impact sur les Ressources Naturelles
L'initiation, en particulier lorsqu'elle se déroule dans une forêt sacrée, peut aussi exercer une pression sur les ressources naturelles locales. La forêt sacrée étant un lieu respecté et protégé, l'afflux d'initiés et le besoin d'isolement peuvent avoir des impacts négatifs sur la biodiversité locale, l'écosystème et la gestion durable des terres. L’exploitation des ressources naturelles pour les besoins cérémoniels peut entraîner des dégradations environnementales qui affectent toute la communauté.
8. Risque d'Exploitation et de Manipulation Spirituelle
Enfin, il existe un risque que certains individus, souvent les chefs spirituels ou les maîtres initiateurs, exploitent le pouvoir spirituel de ces rituels pour des fins personnelles. La manipulation spirituelle des jeunes, notamment en leur faisant croire qu'ils sont les récipiendaires de pouvoirs métaphysiques exceptionnels, peut créer une relation de dépendance et de soumission qui nuise à leur développement personnel et à leur autonomie. Cela peut également affecter leur bien-être psychologique, créant des troubles liés à la pression de satisfaire les attentes spirituelles.
En conclusion, bien que l'initiation dans la forêt sacrée de Dambo soit un pilier important de la culture locale, elle comporte des risques non négligeables en termes de pauvreté, manque d'opportunités modernes, inégalités de genre, et de stagnation sociale. Ces inconvénients doivent être pris en compte dans une perspective de modernisation et d’adaptation de la tradition aux défis du monde actuel, tout en préservant l’essence de cette culture précieuse.
La concision est un rituel d'initiation féminine dans la culture de Dambo. Elle a pour objectif d'introduire les jeunes filles dans le monde traditionnel et de leur transmettre des connaissances essentielles pour gérer leur foyer et leur famille. Cette pratique vise à enseigner aux filles comment prendre soin de leur mari, gérer le ménage avec sagesse et adopter une bonne conduite dans la gestion familiale. C'est une formation qui prépare les femmes à leur rôle de gestionnaires du foyer, en les initiant à des valeurs fondamentales telles que le respect, la patience et l'harmonie familiale.![]() |
| Concision au pays Kissi |
L'initiation de la concision à Dambo, pratiquée dans un intervalle de six ans ou plus, est un rite très respecté et essentiel dans la culture locale. C’est un moment où chaque fille doit passer par ce processus pour être acceptée et comprendre pleinement ses rôles traditionnels et sociaux. À Dambo, il est quasiment impossible de trouver une fille de 15 ans qui n’ait pas subi cette initiation.
Comme vous l'avez mentionné, la concision est perçue comme l'un des aspects les plus significatifs de la culture traditionnelle de la communauté Dambonaise et, de manière plus générale, de la civilisation des peuples noirs. Elle est considérée comme un pilier important de leur identité culturelle et sociale, renforçant des valeurs de respect et de transmission des savoirs ancestraux.
Si vous souhaitez obtenir plus d'informations sur la pratique de l'excision dans la communauté Kissi de Dambo, vous pouvez consulter la vidéo "L'excision au pays Kissi", que vous mentionnez dans votre message. Cela permettra d'approfondir la compréhension des pratiques culturelles et de leurs significations dans cette société traditionnelle.
N'hésitez pas à me faire savoir si vous avez besoin d'aide pour accéder ou analyser le contenu vidéo.
Le déroulement de l'excision au pays KissiLa religion :
![]() |
| Kola au pays Kissi |
La famille de Faya Yattô : 👇👇👇
Faya Yatto Kamano : Parcours d’un patriarche entre tradition et modernité
Faya Yatto Kamano est né vers les années 1960 à Gueckédou, dans la sous-préfecture d’Ouendé-Kènèma, plus précisément dans le district de Woundédou, secteur Dambo. Jeune, il migre en Sierra Leone, à Kénèma-Toh, où il apprend la menuiserie en 1981. Après l'apprentissage, il retourne dans son village natal avec l’ambition de mettre ses compétences au service de sa communauté.
Homme courageux, mais aussi complexe, Faya Yatto fonde une grande famille en adoptant la polygamie. Il épouse plus de dix femmes et devient père de trente-neuf enfants. Profondément attaché aux traditions, il pratique longtemps la religion animiste, collaborant avec les féticheurs pour assurer la protection spirituelle de sa famille. Cependant, après avoir perdu douze de ses enfants, il remet en question ses croyances, se convertit au christianisme en 2000, avant de retourner vers des pratiques maraboutiques à partir de 2016, dans l’espoir d'accéder à une carrière politique.
Le patriarche Yatto n’a pas toujours été juste envers les siens. Sa gestion inégale des membres de sa famille a engendré tensions et frustrations. Comme le disait un vieux sage : "Un polygame n’est jamais équitable dans son foyer." Chez lui, cet adage s’est douloureusement vérifié.
Ses épouses et leurs enfants
-
Finda Fatou Tolno (de Fouadou) :
-
Sia Elisa, Téwa Mariam, Tamba Pierre
-
-
Téwa Souwo (de Woundédou) :
-
Faya Lazare, Gnouma Fodé, Téwa Aïssatou, Aly Bernard, Yawa, Sönah
-
-
Koumba N’Gomadou :
-
Sia Madeleine, Koumba, Saa Isaac, Yawa, Sönah
-
-
Sia Fanta Yombouno (de Fouadou) :
-
Faya Kobanga, Fara Samuel, Sia Hamy, Gnouma David, Finda Satta, Téwa Sitta, Aly Timothée II
-
-
Finda Satta Kamassadou :
-
Fara Dambo, Aly Timothée, Koundou Benoît, Féllah M’Bemba, Saa Mathieu
-
-
Téwa Lèwa
-
Koumba Kamassadou :
-
Une fille
-
-
Satta Kamassadou II
-
Watta Kölöma
Actualité de Dambo (Décembre 2018)
Aujourd’hui, Dambo reste un village pauvre, confronté à de multiples défis. Des conflits récurrents sur les limites territoriales l’opposent à ses villages voisins. Le manque de ressources minières pousse les jeunes à quitter le village pour s’installer dans les zones d’exploitation aurifère à la recherche de meilleurs moyens de subsistance.
Le sol, appauvri notamment par le passage massif de réfugiés libériens et sierra-léonais entre 1993 et 2002, ne permet plus une autosuffisance alimentaire. Les cinq marigots qui alimentaient le village en eau s’assèchent désormais entre mars et juin.
Dans la famille Tolno :
Autrefois considérée comme maudite pour sept générations, cette famille a su renverser le destin grâce à la motivation de sa jeunesse. Ce que l’on croyait être une malédiction n’était en réalité que le fruit de l’ignorance.
Chez Faya Yatto :
Divorcé de plusieurs de ses femmes, ses enfants ont été dispersés entre l’école et les métiers artisanaux. L’exode rural a vidé le village d’une grande partie de sa jeunesse.
Les pertes humaines :
Les pertes récentes à Dambo – Kobanga
L’année 2022 a été marquée par des épreuves douloureuses pour la communauté de Dambo oh Köbanga. Le village a enregistré plusieurs cas de maladies graves ainsi que des décès. Malgré ces pertes, la population reste tournée vers Dieu, le Tout-Puissant, à qui elle rend gloire et confie les âmes des disparus, priant pour qu’ils reposent en paix dans le Paradis céleste. Amen.
Liste des enfants que Dambo oh Köbanga a perdus :
😥 Faya Kapi Junior (fils de Faya Lazare)
😥 Les enfants de Tamba Kabasing
😥 Koumba Dambo (fille de Faya Yatto)
😥 L’enfant de Faya Piking
😥 La fille de Fara Bëdou
😥 Fara Ndoppa, décédé en 2021
😥 Sia Billo Kamano, décédée le 18 janvier 2023 à 2h du matin
😥 saa Jeremie Kamano Avril 2025
Dambo a pleuré la disparition de plusieurs figures emblématiques :
-
Feu Tamba Soullö Kamano (septembre 2016)
-
Feu Sièyé Lamine Tolno, Feu Saa Jacob Kamano, Feu Saa David, Makéng – victimes de l’épidémie d’Ebola en 2014.
La communauté prie avec ferveur :
"Que leurs âmes reposent en paix, que la terre leur soit légère, et que Dieu les accueille dans Son Paradis éternel. Amen."
![]() |
| Dambo chez Faya Yattô |
Tewa Sitta kamano
![]() |
| Sonah Iffono Mme Jams |
![]() |
| Tewa oh Fara Tchiko |
La population Dambo Decembre 2020

















































Commentaires
Enregistrer un commentaire